Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 10:04

Tout ce que je suis..

 

Tout ce que je touche...

 

Tout ce que j'entreprends,

 

Tout ce que je pense....

 

Prospère.....

Par Dahomée - Publié dans : Fourre Tout
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Dimanche 14 mars 2010 7 14 /03 /Mars /2010 22:56

J’ai mal dans mon cœur,

Qui saigne de douleur,

Mes yeux sont pourtant secs,

Impossible de transmettre mon émoi, 

Je me sens perdue,  mais vite je me ressaisis

Les choses autour de moi n'ont plus aucun sens,

Même le soleil ne brille comme à l’accoutumée

Ce beau jour de mars s’est démarqué dans mon cœur

Oh les dieux sont fâchés contre moi!

Ils me boudent, Jupiter en premier

Ils viennent de m’arracher à mon dossier

Ma béquille, ma canne, mon parapluie!

Ce jour, Ils ont voulu me priver de toi...

Plusieurs minutes papa, pour réaliser que je ne te verrai plus

Mon papa est mort….

Oh quel grand malheur pour moi !!!!

Quel drame je viens de vivre ?

Pour moi, tu es le plus fort, le plus grand, l'invincible...

Comment peux-tu mourir papa ?

Que vais-je devenir sans toi ?

Voilà, ils diront : « son papa est mort, voilà la petite orpheline »

" Allons la brimer, elle est sans défense..."

Ils me pinceront, m'humiliront sans cesse car tu n'es plus comme d'habitude,

Perché sur notre balcon à veiller sur ta petite fille

Intimidant par ton charisme tous les imposteurs...

Ne te verrai-je donc plus papa?

Ne qualifierai-je donc plus jamais ton habillement?

Et ce sourire discret dévoilant la blancheur de tes dents?

Ce sifflotement matinal quand tu fais ton repassage?

Ton dos si lisse sur lequel je m'endors debout?

Oh papa, comment puis-je trouver un homme comme toi

Qui a des cheveux aussi noirs et bouclés comme les tiens

Des yeux aussi gros, les jambes si velues...

Et cette douceur de ta voix, je ne l’oublierai jamais…

Avec toi, tolérance rime avec patience 

Tu m’as toujours comprise, je veux demeurer ta fierté…

Papa je t’aime,

J
amais je ne cesserai de t’aimer

Ta mort fut ma plus grande perte

Et dans le silence de mon cœur,

Je te pleurerai toujours,

Oui mon papa, je ne cesserai jamais de te pleurer,

Demeure en paix cher « Atacora »

Je perpétuerai ton nom…

Par Dahomée - Publié dans : Poèmes
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Dimanche 14 mars 2010 7 14 /03 /Mars /2010 21:12

Mon père était un bel homme,
Grand, noir, aimant le rhum
Il etait pétri d'idéologie
Et j'admirais beaucoup sa philosophie
il ne parlait jamais fort,
pour l'entendre je devais faire des efforts
Mais je l'adorais beaucoup,
Toujours heureuse suspendue a son cou

Mon père était très travailleur
Il faisait tout avec ardeur
Très tôt il nous reveillait
Attentif à tout, il nous surveillait
En ces temps, nous le trouvions bien méchant
Or il nous apprenait à cultiver notre champ
Le bonheur s'acquiert tôt
Ne cessait-il de nous dire tantôt!


Mon père était un homme tolérant

Compréhensif et patient

Avec lui, je discutais librement

Même s'il parlait souvent doucement,

Sa fermeté ne manquait pas quand il le fallait

Pour me relever quand je dérivais

J'ai de bons souvenirs de nos discussions

Qui me manquent telles des écussons



Mon père était un bègue

Il rythmait ses mots comme une règle

Mais il chantait trop bien

Et j'aimais l'écouter comme un rien

Bien qu'il me trouva têtue

Il pouvait citer du doigt toutes mes vertus

Car il était fier de sa petite perle

Qu'il comparait souvent à un merle



Papa, je t'aime,

Depuis longtemps,j'aurais pu te dire je t'aime

Mais je l'ai comprise trop tard...

Ce jour quandje vis ton corps inerte sur le drap,

Je sus que plus jamais je ne te parlerai

Que nos discussions, au passé je mettrai

Ta voix, je n'entendrai plus

Et tes conseils ne seront plus mon parapluie!



Pourquoi m'as tu laissé?

Pourquoi m'as tu abandonné?

Voici l'arbre que tu as planté n'est pas encore arrivé à maturité

Qui cueillera ses fruits qui pousseront à satiété?

Un voile de tristesse couvre mon cœur depuis

Qui sombre sans cesse dans un abîme de dépit

Je ne t'oublierai jamais mon petit papa

Pour moi, tu demeureras toujours un étendard...

Par Dahomée - Publié dans : Poèmes
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Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /Mai /2009 17:18

Chaque personne sur cette terre pourrait nous raconter une histoire sur une rencontre qui l’a marquée, qui inconsciemment l’a décidé à prendre des mesures, à changer d’attitude, bref, à se réveiller d’une manière ou d’une autre. Dans mon premier article, je parlais de la rencontre avec son guide, de son modèle, de cette personne à laquelle vous avez envie de ressembler, et qui influencera à l’avenir tout ce que vous entreprendriez.

Aujourd’hui, ce dont je veux parler est presque pareil mais un peu différent. A un carrefour, dans une gare, au cinéma, bref, n’importe où, vous êtes tombé sur une personne qui vous a épaté ne serait-ce qu’une minute, qu’importe que vous vous ayez parlé ou pas, que vous vous connaissez ou pas mais cette personne vous revoit votre image, souvent, elle vous sert de miroir, du moment présent ou l’image  que vous auriez aimé refléter plus tard ! Combien de fois n’entendons nous pas des personnalités déclarer avoir reçu telle ou telle visite de personne inconnue leur exprimant leur admiration, leur disant aussi leur déception ou encore des personnes très anodines qui les ont fait réfléchir sur eux-mêmes ?

Dans les années quatre vingt dix, la mode était à la correspondance écrite, ce qui a parfaitement disparu de nos temps. Nous étions à la veille de la rentrée scolaire, précisément une semaine avant la rentrée mais ma chère correspondante suissesse avait démarré depuis quinze jours ses cours et dans une belle lettre dont j’ai le secret, je voulais quérir de ses nouvelles et de ses impressions d’après vacances. Pour être sûre que ma lettre ne serait pas perdue à l’intérieur même du pays à cause des dédales des tris postaux longs et mal organisés, j’allais souvent la poster au guichet direct de l’aéroport. Ce lundi matin donc vers neuf heures, habillée aussi légèrement que je l’aimais d’un petit body blanc et d’une jupe longue bien taillée, j’arrivai dans le hall,  je timbrai ma lettre et la postai. L’air était frais et sentait bon. Le soleil était déjà bien haut mais le hall était désert et la devanture vide. J’étais sincèrement heureuse sans savoir pourquoi, j’étais jeune, belle, sans aucun engagement ; je venais de passer de belles vacances mais j’étais comme à la veille de toute rentrée scolaire, excitée de  la nouvelle année qui allait démarrer, de nouveaux professeurs à rencontrer, de nouvelles matières, de nouveaux chapitres, les cahiers et livres tout neufs sentant encore la librairie, bref, j’adorais l’école. C’est un fait, j’adorais étudier et en blaguant souvent, je disais que j’aimerais étudier sans fin, toute ma vie.

Je sorti du hall et fis quelques pas, me demandant s’il fallait flâner un peu dans les environs ou chercher un moyen de transport immédiatement et rentrer en ville quand je sentis un regard sur moi ; je me retournai sur le quart de mon dos et découvrit un homme assez grand, noir et bien en forme qui me fusillait du regard. Sans savoir ce qui me prit, je lui souriais, me dirigeai vers lui et lui tendis un poignet de main en me présentant, ce qu’il fit aussi. J’engageai la communication en lui expliquant pourquoi j’étais là et lui demandant ce qui l’avait amené à l’aéroport un lundi matin.

Je perdis deux heures de temps à discuter avec une personne que je ne connaissais pas. Non loin de l’endroit où je l’avais rencontré, il y avait un banc public en pierre en plein soleil. Il m’y entraina et là, nous avions pu discuter à notre aise. Ce qui m’avait marqué chez cet inconnu, c’est son sens de psychologie très développée. En quelques minutes, il sut me décrire quel genre de personne j’étais, ce que je pouvais avoir comme attente, ce qui me comblerait en réalité. Il m’avoua que je dégageais une aura tellement fort qu’elle écraserait les faibles sur mon chemin ; il l’avait reçu comme une décharge à distance et s’était dit intérieurement « voici une femme que tu dois éviter car elle ne se laisserait jamais dominer » ; il me dit quelque chose que je n’avais jamais avoué à personne : j’avais une double personnalité ; l’image que je donnais aux autres n’était rien de ce que j’étais réellement au fonds de moi et que je suis une excellente comédienne car je pouvais quand je le voulais et comme je le voulais, faire croire aux gens ce que je veux, leur donner une certaines images de moi selon ce que je désirais obtenir d’eux. J’étais sidérée car effectivement, ma manie était d’avoir tout le temps des maux psychosomatiques juste pour attirer l’attention sur moi et c’est une méthode que j’ai employé durant toute mon enfance dans le but de capter le plus d’attention et surtout d’affection de la part de mes parents.  Je lui ai juste posé cette question : « es-tu un marabout, un devin, un visionnaire ? » et il m’a répondu : « je suis le fils d’un des plus grand marabout de l’Afrique, mais ce n’est pas ce qui m’a permis de déceler en quelques minutes qui tu es ; je l’ai su car tu es comme moi ; en te voyant, j’ai vu un autre moi en toi ; tu m’as attiré, tu as su envoyer des signaux que mon esprit a capté, nous parlons le même langage spirituel. Nous ne nous connaissons pas et vu le contexte, nous ne nous reverrons pas mais je suis sur d’une chose : je viens de rencontrer un autre moi, cette chose dont mon célèbre père me parle souvent ; nous n’avons pas que uniquement des sosies physiques, nous avons aussi des sosies mentales, des sosies spirituelles. Avant qu’on ne se quitte, il m’a juste dit : « nos chemins se séparent ici, je voulais juste te rappeler que tu es une personne spéciale, une personne exceptionnelles avec des dons exceptionnels ; tu marqueras ton temps, tu marqueras des gens dont tu changeras la vie, tu seras un exemple, cela prendra le temps qu’il faut mais cela viendra, ne l’oublie jamais ! »

J’avoue que plus de dix ans après cette fameuse rencontre, je pouvais encore me rappeler mot pour mot ce que nous nous sommes dit, me rappeler du ton de la conversation, de l’endroit et de l’atmosphère qui régnait entre nous. Pour la première fois, quelqu’un me prédit ce que je ressentais au fonds de moi, que j’étais différente et promise à un bel avenir. C’est une rencontre qui m’a remonté à bloc dans l’estime de ma propre personne, surement la rencontre qui m’a permis depuis ce temps d’avoir une confiance exagérée en moi. C’était à l’aube de ma terminale et c’était la rencontre à faire quand on veut passer ce cap entre l’adolescence et l’âge adulte. Sans le savoir ou même volontairement, il m’a préparé à la réussite, il a su me dire les mots qu’il faut pour me stimuler à jamais, pour garder une grande motivation dans tout ce que j’entreprends car j’avais l’assurance de ne jamais échouer.

Depuis toujours, j’ai toujours eu la chance de tomber sur des personnes exceptionnelles, de véritables modèles, des gens à envier ; j’ai eu des entretiens intéressants avec des gens mais de tous, il est celui qui m’a révélé à moi-même !

Cela vous est sans doute déjà arrivé ou cela vous arrivera certainement mais sachez une chose : ce que vous êtes, ce que vous dégagez ne trompe jamais sur ce que vous aller devenir. Du passé, on vit le présent et du présent, on forge l’avenir, ne l’oubliez jamais si vous désirez devenir … un chef !!!

Par Dahomée - Publié dans : MES REFLEXIONS
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Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /Mai /2009 17:11

Il  y a quelques temps de cela, je vous ai parlé des attitudes d’un chef, quelques leçons de bases qui m’avaient été inculqué par mon premier patron, un homme fort travailleur que j’admire beaucoup à cause de sa rigueur et de sa méthodologie.

Depuis, j’ai fait beaucoup de chemin et j’aimerais vous parler de quelques nécessaires à savoir.

Petite, j’étais une enfant timide, gauche qui cassait tout ce qu’elle touchait mais j’étais une enfant merveilleuse qui dégageait beaucoup de poésie et qui touchait le cœur de tous ceux que je rencontrais ; sans bien savoir pourquoi, mes parents avaient un faible pour moi qu’ils ne cachaient pas et qui se manifestait par une attention bien particulière ; vers l’âge de huit ans, mon père m’apprit une petite chanson que j’adorais beaucoup, une petite chanson qui parlait de ce patriarche biblique, Aaron, d’un certain mont Sion et autre belle chose encore. Cette chanson, je la chantais à toute occasion, le matin, le soir, n’importe où car elle me rappelait mon papa chéri. Il y très peu de temps, bien après la mort de ce papa, je sus que cette chanson n’était en fait qu’un petit psaume qui redonnait confiance en soit et permettait de s’auto-réaliser !

Je le disais dans l’autre article : il y a deux manières de devenir un chef :

1/ tu nais chef ou

2/ tu le deviens et c’est plutôt ce point qui me concerne car n’étant pas née d’une certaine lignée princière et espérant devenir un jour chef d’office.

S’il y a une chose que je possède en excès, c’est bien la confiance en soi ! Mais d’où peut venir cet excès quand on a été une enfant gauche, maladroite, maladive comme moi ?

Je détestais tout en moi : je n’étais pas l’aînée, ma sœur aînée avait beaucoup de présence et aimait me mépriser car plus forte que moi ; je détestais me mirer, l’image que j’avais de moi ne me satisfaisait pas, je ne regardais jamais les gens dans les yeux, je saluais d’une poignée de main morne, je n’avais pas d’amis, j’avais mon monde imaginaire dans lequel j’évoluais car je trouvais mes parents trop pauvres, trop simples !

Tout commença quand j’étais en classe de cinquième quand je découvris que je suis née le 09 octobre, comme Léopold Sédar Senghor ! Si je suis née le même jour que LSS, un immortel, le premier noir à l’académie française, alors c’est que j’ai un destin exceptionnel, commençai-je par penser à partir de ce jour là ! J’adore la lecture, avais-je été si influencé parce que LSS est un grand auteur ? Peut-être bien mais tout compte fait, j’ai décidé de développer ce don que j’avais aussi ; de mon cahier journal, je suis passée au poème ; j’écrivais poème sur poème, j’écrivais des lettres d’amour imaginaires, je me faisais nègre de toute personne voulant rédiger un courrier, mes rédactions académiques avaient un succès fou ! Parce que je suis née un 09 octobre, je me suis dit que j’ai un avenir dans l’écriture et j’y crois fort jusqu’aujourd’hui !

Leçon numéro 1 : AYEZ UNE PASSION, UN REVE

Mon ambition étant d’être célèbre, j’avais considérablement confiance en moi car je me suis découverte un point fort, l’écriture qui est devenue une réelle passion pour moi. Mais comment écrire et bien écrire ? Ma mère est avant tout une conseillère et une véritable guide pour moi ; m’étant retournée vers elle pour savoir comment m’en sortir, elle me conseilla de faire comme les autres ; pour pouvoir bien écrire, il fallait donc que je lise beaucoup, et c’est ce que je me suis mise à faire ; je lisais tout ce qui me tombait sous la main, journaux, essais, romans, poèmes, tags au mur ; je m’arrêtais aux carrefour pour lire les affiches au mur, j’étais inscrite à trois bibliothèques, j’allais à des représentations théâtrales, bref, je rasai tout ce qui touchait à l’art, je gavais mon esprit de lecture, je forgeai mon âme à la sensibilité des artistes.

Leçon numéro 2 : NE JAMAIS PERDRE DE VUE SON REVE

En grandissant, je me suis intéressée à plusieurs choses : scoutisme, danse, peinture, mannequinat mais aucunement, je n’avais perdu de vue mon rêve qui était celui de devenir écrivain ; bien que mon père m’expliqua qu’être écrivain n’était pas un métier, à la question « que veux tu faire demain, quelle fonction veux-tu occuper ? », je répondais indéniablement : « écrivain » ! J’étais obnubilée par ce rêve et rien ni personne ne peut m’arracher cela de la tête ! Pour moi, mon auto-accomplissement passait par cela : enfin, je serais moi si je publiais quelque chose, si je suis connue du public. Parfois, je me demande quelle était ce qui me motivait tant ? N’était-il pas confirmé que les africains ne lisaient pas ? Que l’Internet et les images prenaient le pas sur tout ? Mais malgré cela, je sais que je suis l’auteur d’un futur best-seller !

Leçon numéro 3 : SE DONNER LES MOYENS DE REALISER SON REVE

Ce que je savais dans mon esprit, c’est qu’il fallait que je mette toutes les chances de mon côté pour réaliser mon rêve ; bien qu’étant pas mal en science, j’ai choisi de faire une série littéraire pour mieux m’appliquer et développer mes performances linguistiques. J’ai dû décevoir mes parents qui croyaient que j’allais devenir médecin ou autre métier du genre mais qu’est la déception de mes parents face à ma propre frustration de ne pas faire ce que je voulais ?

Dès que l’occasion se présenta, je m’inscris dans la rédaction d’un journal scolaire et quand plus tard, j’eus des économies, je m’offris un ordinateur portable digne de ce nom pour pouvoir être au pas de la technologie.

Leçon numéro 4 : CROIRE EN SOI

On ne peut jamais y arriver quand on doute de ses propres capacités ; rien que mes devoirs de rédaction m’ont convaincu que j’avais de la valeur dans ce domaine. Et j’avais une capacité extraordinaire de sortir un texte dans n’importe quelle situation, dans des délais les plus courts et surtout de très bons textes ; le mixage des divers genres de lectures auxquels je me suis livrée ces années m’a conféré un style bien à moi ; comme me l’a dit quelqu’un, « je reconnaitrais tes textes parmi mille, tu as une manière si spéciale d’écrire … »

Leçon numéro 5 : ETRE SOI-MEME, UNIQUE

Il est assez bien d’imiter quand on est à ses débuts, mais il est mieux de se démarquer de l’ensemble et de se faire un style à soi. Certains auteurs font comme d’autres juste pour être célèbres, c’est d’ailleurs ce qui a fait que j’ai connu l’un des plus populaires écrivains africains de nos temps : Calixte Beyala, car c’est une fameuse histoire de plagiat qui l’a révélé au monde entier. Etait-ce une stratégie de communication, une campagne de publicité avec complicité de l’auteur plagié ? Moi, je trouve qu’il y a bien une façon meilleure de se révéler au public : avoir un style unique !

Doucement, je me suis créé un style propre: mon humour habituel se croise avec cette mélancolie légendaire qui se dégage de moi et donne un cocktail pas mal qui donne toujours envie de me lire jusqu’au bout

Leçon numéro 6 : AVOIR DE LA METHODOLOGIE

« Le chaos ne peut donner naissance à quelque chose » a-t-on l’habitude de dire. En toute chose, il faut donc de la méthodologie. La méthodologie est un mot assez complexe à comprendre souvent mais il peut être défini comme « faisons les choses comme elles doivent être faites, c'est-à-dire dans l’ordre »

Même vos pensées, vos désirs, vos rêves doivent être méthodiques ! Je vous donne un petit exemple : au début de chaque année, j’ai l’habitude d’écrire dans l’ordre et surtout selon mes besoins, mes désirs pour l’année ; une nouvelle voiture, une nouvelle maison, une paire de lunette, une licence à obtenir, bref, tout ce que je désire et que je ne peux obtenir à peu de frais ; ces choses peuvent ne pas être matériel, substantiels, comme changer un emploi, avoir la paix du cœur, ne pas perdre un parent proche etc. Ces choses, je les inscrivais avec beaucoup de sérieux et avec des dates butoirs de réalisation. Je les déposais dans une boite à bijoux et au fur et à mesure que je les obtenais, je les rayais de la liste. Cela peut paraître enfantin mais c’est une formule qui marche. Un pasteur américain racontait à son gosse qu’enfant, il passait devant une belle demeure qu’il admirait beaucoup mais ses parents étaient trop pauvres pour s’acquérir cette maison. Un jour, il écrivit une lettre au propriétaire de la maison et lui dit qu’un jour, il lui achèterait sa maison, il n’avait que dix ans ; 32 ans plus tard, le propriétaire mourut et sa maison fut mise en vente ; le pasteur était à l’époque une grande vedette de la musique, donc multimillionnaire et il l’apprit ; il se manifesta aussitôt et le fils du propriétaire lui montra sa lettre, adressée il y a 32 ans manifestant le désir d’acquisition de la propriété et celle de son père, le plaçant en priorité sur la liste des acheteurs ; le fils lui apprit que son papa l’avait longtemps attendu pour la lui vendre en main propre et comme il ne s’est pas manifesté, l’a désigné comme acquéreur prioritaire quelque soit son offre. Son rêve devenait enfin réalité !

Leçon numéro 7 : PERSEVEREZ !!!

Eh oui, la persévérance, ce n’est pas facile, je  si le sais, même le mot parait si long ! Quand l’on désire quelque chose, on aimerait qu’il vienne à soi en un clic de doigt, qu’il se matérialise sous nos yeux et le temps que l’on prend pour attendre parait long ! Chaque événement qui vient est paru comme un obstacle et prit négativement alors que souvent, il nous prépare à mieux recevoir la chose demandée ?

S’il y a bien quelque chose qui me sert toujours, c’est bien quelques principes de cette école philosophique à laquelle j’ai bien été une bonne partie de mon enfance. Cette philosophie qui consiste à considérer la nature comme un tout dans laquelle tout notre destin se joue, comme un grand manager qui donne et qui reprend, qui transforme au gré des événements etc. Ainsi, la patience est un maître mot dans tout ce qu’on entreprend, car quand on désire une chose, tout l’univers conspire à vous l’offrir. Vous échouez, alors recommencez, recommencez jusqu’à ce que vous réussissez, le succès n’est jamais à portée de main, sinon, elle ne serait pas nommée ainsi car accessible à tous !

Souvent, beaucoup de gens abandonnent parce qu’ils ont essayé sans fin d’atteindre certains objectifs qu’ils se sont fixés alors qu’ils y auraient pu y arriver en étant un tout petit peu plus patients. Pourquoi il y a tant d’obstacles sur le chemin, pourquoi tant de souffrances pour vivre ? Ce sont des questions que nous nous posons continuellement quand nous n’y arrivons pas ! Mais les choses ne seraient-elles fades si nous les obtenons sans difficulté ?

La persévérance est donc dans l’ordre normal des choses, disons, de la nature. C’est comme un jeu de cache-cache : tu veux, je le sais, je l’ai mais je tarde à te le donner, juste pour te taquiner, bien sans méchanceté…

Les choses aussi ont envie de se faire désirent, de tarder à venir à vous, à vous donc de prendre votre mal en patience et de ne pas baisser les bras.

Leçon numéro 8 :   AYEZ DU CARACTERE !

Eh oui, s’il y a une chose qui nous différencie des autres, c’est notre caractère, il est unique, propre à nous et même si vous êtes jumeaux, il est rare que vous ayez le même caractère que votre second. Avoir du caractère, c’est quelque chose qu’on vous demande de plus que ce que vous avez habituellement. Tout le monde a du caractère certes, mais certains laissent certains de leur qualité ou de leur défaut prendre le pas sur les autres et c’est ce qui les caractérise et les mène souvent à la réussite ou encore à la perte.

Que de fois n’ai-je pas entendu mon feu père me qualifier de « têtue », de « désinvolte » ou encore de « sauvage » ? Au départ, ce sont des qualificatifs que je prenais pour des insultes à ma personne mais avec le temps, je m’y suis habitué et je les ai adoptés. Et pourquoi me demanderiez-vous ? Eh bien car, en étant têtue, j’obtenais tout ce que je désirais, ce qui n’était pas le cas des autres et en étant désinvolte et sauvage, je n’avais pas peur du jugement des autres, j’allais jusqu’au bout de ce que j’entreprenais sans complexe.

Je rentrais en deuxième année de cours élémentaire quand mes parents déménagèrent du septentrion pour la capitale au sud du pays. Je m’exprimais super bien en français mais pas dans le patois du coin ; j’eus donc quelques soucis pour m’intégrer à l’école car les camarades me prenaient pour une petite bourgeoise qui les snobait. Bourgeoise, je l’étais effectivement mais cela je l’ignorais ; mon nom qui était parmi les plus populaires de la ville, ma famille l’une des plus vieilles, une aristocratique, alors que l’éducation que nous avions reçu n’avait pas intégré cela, j’étais estimée à ma valeur réelle enfin sans même m’en rendre compte moi-même. Pour des raisons stupides et enfantines que je ne veux pas me remémorer, je fus mis en quarantaine par toute ma classe. Nous étions quarante deux dans la classe et quarante-et-une personne ne m’ont pas adressé la parole pendant huit mois c'est-à-dire pendant presque toute l’année scolaire. J’étais installée entre deux garçons sur la première table, j’étais assise entre le premier et le deuxième de la classe mais pour manque de communication, j’occupais souvent un rang compris entre les vingt derniers de la classe. Personne, je dis bien personne ne m’adressait la parole ; on m’accueillait souvent par des huées, on se moquait de moi en patois, on me méprisait visiblement mais je n’ai pas cédé un seul instant. Du haut de mes huit ans, je ne me reprochais rien et me disais que je n’avais rien à me faire pardonner. Je n’ai pas choisi de m’appeler ainsi, je n’ai pas choisi d’habiter une maison à étage, je n’ai pas spécialement demandé à mes parents de m’apprendre à si bien m’exprimer en français etc et toutes ces choses qu’ils me reprochaient, qu’ils m’enviaient en fait et pour lesquelles ils me méprisaient. J’ai tenu jusqu’au bout en me faisant une raison. J’étais certes dépaysée, je suis une enfant qui a été arrachée à son milieu habituel et qui a été jeté en pâture à d’autres enfants qui n’ont pas en réalité des cœurs d’enfant ; je détestais l’école en ces temps là, je détestais ma maitresse qui ne savait rien, mais j’ai résisté parce que je suis têtue et aussi désinvolte. Même si les choses se sont rétablies à la fin de l’année, je n’ai pas oubli l’opprobre qui m’avait été jetée pendant huit long mois et ceci m’apprit à être très sélective dans mes amitiés. L’année suivante, je choisis uniquement comme amis des nouveaux venus : est-ce par instinct de survie n’ayant pas confiance aux autres ou par solidarité, je ne saurais le dire. Ce ci étant, cet épisode malheureux de ma vie a vraiment forgé mon caractère. J’ai développé une certaines résistance aux attaques extérieures, j’évolue aisément dans les milieux pourris ou on ne m’aime pas, je ne fais pas attention aux critiques destructives, et surtout jamais, et bien jamais, je ne quémande une amitié. Comme j’aime à le dire, « j’ai du plaisir à marcher sur l’aspic… »

Plusieurs épreuves forgent d’une manière et d’une autre notre caractère tout au long de notre vie. Certaines personnes se laissent fragiliser par des faits ou événements qu’ils ont vécu ; apprenez à tirer toujours le meilleur parti de toute situation. Retournez les événements malheureux en expérience constructives, prenez un mauvais traitement pour une leçon a retenir, bref, forgez vous d’une manière ou d’une autre mais apprenez ! La vie toute entière est une école et formulée ainsi, ne vous attendez pas à un endroit spécifique ou a un moment donné pour tirer une leçon ; apprenez de tout et à tout moment, regardez, observez, tirez des conclusions mais de grâce, forgez vous, préparez vous à la vie, préparez vous à réussir !

En conclusion à cet article, je dirai que le succès existe pour chacun d’entre nous d’autant plus qu’il est au fond de nous et qu’il ne tient qu’à nous si nous voulons y arriver.

Par Dahomée - Publié dans : MES REFLEXIONS
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